05.07.2009

Parsons: " Il n'y a personne ! "

Le message de Tony Parsons est très simple: "Il n'y a personne, il n'y a que Cela: ce qui est..."

Extrait de son ouvrage "Le Secret Ouvert":

Alors que nous restons enfermés dans l'expérience apparente d'être des individus séparés vivant dans une existence avec laquelle nous devons négocier, nous vivons en fait dans un état de rêve.

Dans cet état de rêve, tout ce que nous faisons est dirigé selon la loi des opposés dans laquelle chaque chose, prétendument positive, est exactement contrebalancée par son opposé.

De ce fait, tous nos efforts individuels pour que notre vie fonctionne, pour atteindre la perfection ou atteindre la libération personnelle, sont neutralisés.

Nous découvrons, par la réflexion profonde et la compréhension, qu'aussi longtemps que nous continuons dans ce rêve, nous vivons en réalité dans un cercle. Nous sommes sur une roue sur laquelle tout se répète constamment à maintes reprises, sous différentes formes. C'est la Conscience prenant plaisir à une création qui est à la fois contrainte et libérée. Et en dépit de ce que nous croyons de notre individualité et notre bonne volonté, nous découvrons que nous sommes seulement des personnes rêvées réagissant et répondant à un ensemble de systèmes de croyances conditionnés et historiques.

Toute religion classique, tout art et toute science dans un monde que nous voyons comme progressif, se produisent à l'intérieur de cet état neutre et parfaitement équilibré qui ne sert qu'a refléter une autre possibilité. Du point de vue de la libération réelle, rien ne se produit. Ce que nous avons apparemment créé est apparemment détruit. Et ce que nous avons apparemment détruit est apparemment recréé.

Se déplaçant de notre nature originelle et éternelle dans la Conscience identifiée, nous avons créé cette circonstance où le rêve que nous vivons n'a d'autre but que notre réveil. Ce réveil émerge à l'extérieur du rêve, à l'extérieur du temps et est complètement au-delà de la notion d'effort individuel, de sentier, de processus ou de conviction.

Voir quelques extrait sous-titrés en français de la conférence de Tony Parsons à Amsterdam en 2005. Conférence disponible en téléchargement sur tony.metawiki.com

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Commentaires

Je trouve un peu compliqués ces explications de Tony Parsons.
Pour le rêveur, tout fait partie du rêve, tout l'alimente, fut-ce, comme on a pu le constater nous-mêmes, des choses qui se passent et que nos sens perçoivent. C'est transformé, digéré par le scénario. C'est le rêveur qui interprète.
D'où l'inutilité souvent des explications, la grande difficulté de provoquer une vraie prise de conscience, à défaut d'Eveil, par les mots. Il y a tant de facteurs opposés à cette prise de conscience dans les mots.
L'un d'entre eux, et non le moindre, est la formation d'un connaisseur complémentaire d'une connaissance de ce que serait, par exemple, le non-rêve.
Ce connaisseur, sûr de lui, est partie intégrante du problème.

Ecrit par : jean louis | 19.10.2009

Bonjour Jean Louis,

D'abord merci pour votre commentaire.

Je tiens d'abord à rappeler que ce qu'on lit plus haut n'est que la traduction (un peu malhabile, je l'avoue) de l'introduction du livre de Tony Parsons. Si vous lisez l'anglais, je vous conseillerai vivement l'original (The Open Secret).

Parsons n'est pas un théoricien. Dans son petit livre, il raconte simplement son "cheminement spirituel", puis l'Eveil survenu un soir, alors qu'il se promenait dans un parc, prenant tout à coup conscience du mouvement de succession de ses pas pendant qu'il marchait.

Cela dit, pour revenir à votre commentaire, Parsons ne parle jamais de "rêveur", puisqu'il n'y a justement personne pour rêver. Il parle simplement d'un "état de rêve", de "choses rêvées". Evidemment, quand il utilise le pronom "nous", c'est juste pour épouser le point de vue du rêve qui se distingue précisément par cette impression d'une entité séparée observant tout le cirque. Mais en réalité, cette "entité", ce "moi" ou ce "nous" n'existe pas. C'est la racine même de l'illusion...

Ecrit par : Xence | 19.10.2009

Il est difficile d'éviter la métaphore du rêveur. Parsons l'utilise aussi à un autre endroit :

" Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.
Le développement d’un «esprit» intelligent et capable de compréhension s’accompagne apparemment du pouvoir d’opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l’individu semble faire l’expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.
Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l’esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu’il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d’insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper."

Ecrit par : jean louis | 19.10.2009

Dans le passage que vous citez, Jean Louis, le rêveur n'est pas considéré comme une entité séparée mais comme une apparence de rêveur. Les termes "apparemment", "semble", "sentiment de", "en apparence" reviennent comme pour le rappeler.

Cela étant, la métaphore du "rêve" n'est pas inévitable à mon sens. On peut lui préférer celle du "film projeté sur un écran", voire même celle de "l'océan et des vagues".

Ecrit par : Xence | 24.10.2009

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