24.03.2008
Réalité en quarante versets

Ramana Maharshi
Invocation
1/ S’il n’y avait pas le fait d’être, comment pourrait-il
s’élever des pensées sur la notion d’être ? Puisque ce qui est,
est libre de concepts mentaux et se trouve à l’intérieur de
nous-même, qui est là pour le contempler ? On l’appelle le
Coeur. Sache que de demeurer à l’intérieur de soi-même en
tant qu’être, c’est le contempler.
2/ Ceux qui redoutent la mort cherchent refuge au pied
du « Seigneur suprême », qui est sans naissance ni mort, dans
le but de subjuguer leur peur. Alors ils meurent à eux mêmes
en perdant leurs ajouts (le sens du je et du mien). Ceux qui
ont réalisé le Soi, qui sont devenus immortels, peuvent-ils
encore entretenir la pensée de la mort ?
Texte
1/ Puisque nous percevons le monde, nous devons
admettre unanimement qu’il y a un pouvoir qui est capable
de devenir multiple. Lors de la projection d’un film, l’image
représentant les noms et les formes, celui qui la regarde, le
tissu duquel est fait l’écran et la lumière qui l’illumine, sont
tous un.
2/ Tout système de pensée postule trois principes :
l’individu, Dieu et le monde. Seulement l’un apparaît en
tant que trois. C’est uniquement aussi longtemps que le sens
de l’ego demeure qu’on peut dire que les trois sont réellement
trois. La meilleure chose à faire est de renoncer au sens de
l’ego et de demeurer en son état véritable.
3/ Le monde est réel... non, c’est une fausse apparence!
Le monde est doué de sensibilité... non, il ne l’est pas! Quel
est l’intérêt de telles controverses ? L’état est agréable à tous
dans lequel, ignorant le monde, on se connaît soi-même,
abandonnant à la fois unité et dualité avec un sens de l’ego
disparu.
4/ Si quelqu’un a une forme, le monde et Dieu auront
aussi des formes. Si quelqu’un n’a pas de forme, qui y a-t-il
pour percevoir leurs formes (au monde et à Dieu) et
comment ? Est-ce que quelque chose peut être vu sans l’oeil ?
Le véritable oeil est le Soi qui est l’oeil de l’infini.
5/ Le corps est de la forme des cinq enveloppes. Y a-t-il
un monde en l’absence du corps ? Est-ce que quelqu’un a
déjà vu le monde sans le corps ?
6/ Le monde est de la forme des cinq sortes de sens et
rien d’autre. Comme c’est le mental qui perçoit le monde
par l’intermédiaire de ces cinq organes de perception, y a-til
un monde indépendamment du mental ? Réponds moi.
7/ Bien que le monde et sa prise de conscience s’élèvent
et disparaissent simultanément, le monde n’est perçu qu’à
l’état de veille. Ce en quoi le monde et sa prise de conscience
s’élèvent et disparaissent est la Plénitude (purnam) qui brille
sans début ni fin.
8/ Sous quelque forme que l’on rende un culte à celui
qui n’a ni nom ni forme, c’est seulement un moyen de le
percevoir. Connaître la vérité de soi-même comme étant la
réalité et s’immerger et devenir un avec elle est la seule vraie
perception ; comprends cela !
9/ Les chiffres deux et trois ont pour référence le chiffre
un ; si quelqu’un scrute son mental à la recherche de cet un,
ils disparaissent. Sache que ceux qui ont vu cela ont vu la
réalité, sache qu’ils n’auront plus de doutes.
10/ Il n’y a pas de connaissance sans ignorance ni
d’ignorance sans connaissance. Qui a cette connaissance et
cette ignorance ? Cette connaissance qui connaît le Soi, la
base des deux, est réelle connaissance.
11/ N’est-ce pas de l’ignorance que de tout connaître
sans connaître le Soi, la source de la connaissance ? Quand le
Soi, qui est la base de la connaissance et des objets de
connaissance (relative), est connu, l’ignorance et la
connaissance cessent d’exister.
12/ Ce qui n’est ni connaissance ni ignorance est (réelle)
connaissance. La connaissance des objets ne peut pas être
réelle connaissance. Le Soi qui brille sans qu’il n’y ait rien
d’autre à connaître où à être connu est connaissance. Sache
que cela n’est pas le néant.
13/ Le Soi qui est connaissance est seul la vérité. La
connaissance de la multiplicité est ignorance. Cette
ignorance, qui est irréelle, n’a pas d’existence
indépendamment du Soi, qui est connaissance. Est-ce que
divers ornements en or ont une réalité autre que de l’or dont
ils sont faits ?
14/ Si la première personne existe, les deuxième et
troisième personnes vont aussi exister. Si la réalité de la
première personne est recherchée et que son existence n’est
pas trouvée, les deuxième et troisième personnes ne pourront
subsister et tout brillera comme l’un. Cela est notre vraie
nature.
15/ Le passé et le futur ont pour référence le présent ;
ils sont aussi présents en leur temps (quand ils sont en cours).
En fait, il n’y a que le présent. Ne pas connaître cette vérité,
c’est comme essayer de compter sans le nombre un.
16/ Quand nous les observons, que sont le temps et
l’espace indépendamment de nous ? Si nous sommes le corps,
nous sommes pris dans le temps et l’espace, mais le sommes
nous? Nous sommes le même maintenant, ici, là et à tout
moment. Nous existons, au-delà du temps et de l’espace, nous
qui sommes seulement.
17/ Pour ceux qui n’ont pas réalisé le Soi, aussi bien que
pour ceux qui l’ont réalisé, le corps est le « je ». Pour ceux qui
n’ont pas réalisé le Soi, le « je » est limité au corps, tandis que
pour ceux qui ont réalisé le Soi de leur vivant, le « Je » brille
sans limite. Telle est la différence entre eux.
18/ Le monde est réel pour ceux qui ont réalisé le Soi
comme pour ceux qui ne l’ont pas réalisé. Pour ceux qui ne
l’ont pas réalisé, le monde est simplement le monde, tandis
que pour ceux qui l’ont réalisé, la vérité sans forme brille
comme le substrat du monde. Telle est la différence entre
eux.
19/ La controverse qui oppose destinée et libre arbitre
n’intéresse que ceux qui ne connaissent pas la source des deux.
Ceux qui ont réalisé le Soi, le support des deux, en sont libérés.
Feront-ils encore appel à eux ?
20/ Voir Dieu sans voir le Soi n’est qu’une image mentale.
Seul celui qui s’est vu lui-même a vu Dieu puisqu’il a perdu
son individualité et que rien ne reste excepté Dieu.
21/ Si la question est posée : Quelle est la signification
des textes anciens qui disent que de se voir soi-même, c’est
voir Dieu ?. La réponse est la contre question : Comment,
n’étant qu’un, peut-on se voir soi-même ? Et si on ne peut
pas se voir soi-même, comment peut-on voir Dieu ?
Seulement en étant absorbé par lui.
22/ Comment est-ce possible pour le mental de
connaître le Seigneur qui lui fournit sa propre lumière, si ce
n’est qu’en se tournant vers l’intérieur pour se fondre en Lui ?
23/ Ce corps ne dit pas « je » ; personne ne dit : « Je
n’existais pas durant le sommeil ». Une fois que le « je » s’élève,
tout s’élève. Cherche avec un mental affûté d’où ce « je » s’élève.
24/ Le corps inerte ne dit pas « je ». La conscience d’être
ne s’élève ni ne disparaît. Entre les deux, dans les limites du
corps, quelque chose émerge en tant que « je ». C’est ce qui
est décrit comme le noeud (granthi) entre la conscience et
l’inerte et qui est aussi nommé servitude, être individuel, corps
subtil, ego, samsara et mental. Sache ceci.
25/ S’attachant à une forme, ce fantôme qu’est l’ego,
apparaît, se nourrit, grossit et persiste à être présent. Dès qu’il
quitte une forme, il s’attache à une autre ; mais si on le
recherche, il disparaît. Sache ceci.
26/ Si l’ego existe, toute autre chose existe, s’il n’existe
pas, rien d’autre n’existe. Ainsi, la recherche de sa nonexistence
signifie abandonner toute chose (dans le mental).
Sache ceci.
27/ L’état dans lequel le « je » ne s’élève pas est l’état
d’être. Sans rechercher d’où s’élève le « je », comment peuton
obtenir l’extinction de soi-même qui se caractérise par
la non émergence du « je » ? Et sans effectuer cette extinction,
comment peut-on demeurer dans son état véritable dans
lequel on est « Cela « ? Réponds-moi.
28/ De la même manière que quelqu’un plongerait dans
l’eau pour récupérer un objet, on devrait plonger
profondément en nous- même, parole et respiration retenues
et trouver l’endroit d’où la pensée « je » s’élève. Sache ceci.
29/ Chercher la source du « je », le mental tourné à
l’intérieur, sans prononcer le mot « je », est le vrai chemin de
la Sagesse. Méditer sur « Je ne suis pas ceci » n’est qu’une aide
auxiliaire, mais ne constitue pas l’investigation.
30/ Quand le mental tourné vers l’intérieur demande
« Qui suis-je ? » et atteint le Coeur, le « je » (l’ego) tombe
abattu et le Soi unique apparaît de façon évidente en tant
que « Je-Je ». Bien qu’il semble apparaître, ce n’est pas l’ego,
c’est le tout, le Soi réel éternellement présent.
31/ Pour celui qui s’est détruit (l’ego) et s’est ouvert à sa
nature de béatitude, que reste-t-il à accomplir ? Il ne voit
rien comme étant autre que lui-même. Qui peut comprendre
son état ?
32/ Bien que les Ecritures proclament « Cela tu es »,
c’est un signe de faiblesse que de méditer « Je ne suis pas
ceci, mais cela », au lieu de rechercher ce que l’on est et de le
demeurer, car on est toujours Cela.
33/ Il est absurde de dire aussi bien « Je n’ai pas réalisé
le Soi » que « J’ai réalisé le Soi ». Pourquoi ? Y aurait-il deux
Soi dont l’un serait l’objet de l’autre ? L’expérience de chacun
est que le Soi (Je suis) est un.
34/ Dû à l’illusion, née de l’ignorance, les hommes
controversent : cela est-il ou n’est-il pas ?, cela a-t-il une forme
ou n’en a-t-il pas ? Au lieu de réaliser ce qui de tout temps est
la nature de chacun, qui brille dans le Coeur, et de demeurer
en tant que Cela .
35/ Réaliser le Soi qui est toujours présent et demeurer
en tant que Cela est le véritable accomplissement. Tous les
autres accomplissements sont comme ceux qui apparaissent
en rêve ; sont-ils réels quand on se réveille ? Ceux qui se sont
débarrassés de l’illusion et sont établis dans leur état véritable
peuvent-ils encore être trompés ?
36/ Si nous pensons « je suis le corps », la pensée « non,
je suis Cela » nous aidera à demeurer en tant que Cela, mais
devons-nous toujours penser d’une telle manière ? Un
homme pense-t-il continuellement qu’il est un homme ? Nous
sommes simplement Cela.
37/ Le précepte « dualité durant la recherche et non
dualité, le but atteint » est faux. Que sommes-nous sinon le
dixième homme, à la fois durant la recherche anxieuse de
nous-même et après avoir réalisé le Soi.
38/ Aussi longtemps que nous avons le sentiment d’être
l’auteur de nos actions, nous en récoltons les fruits (bons ou
mauvais) ; mais lorsque, grâce à l’enquête « Qui est l’auteur ? »
(Acteur), on arrive à se connaître soi-même, le sens d’être
l’auteur se perd et l’on devient libre des trois formes de karmas
(sanchita, agami et prarabdha). L’état de libération qui en
résulte est éternel.
39/ Aussi longtemps que la pensée « Je suis lié » persiste,
les pensées de servitude et de libération demeurent. Lorsqu’on
recherche « Qui est lié ? », le Soi, éternellement présent, seul
demeure. Si la pensée de servitude disparaît, comment celle
de libération pourrait- elle subsister ?
40/ S’il est controversé que la libération est de trois
sortes : avec forme, sans forme et avec et sans forme, nous
dirons que la libération est la destruction de l’ego qui discute
si cela est avec forme, sans forme et avec et sans forme.
18:00 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ramana maharshi, réalité, perception, monde, illusion, soi, dieu
17.03.2008
Du Détachement
J'ai lu beaucoup d'écrits, tant de maîtres païens que de prophètes, de l'Ancien et du Nouveau Testament, et j'ai recherché avec tout mon sérieux et toute mon application quelle est la plus belle et la plus haute des vertus : par laquelle l'homme peut se conformer le plus étroitement à Dieu et redevenir autant que possible pareil à son modèle original, tel qu'il était en Dieu, dans lequel il n'y avait aucune différence entre lui et Dieu, jusqu'à ce que Dieu eût créé les créatures. Et quand je vais au fond de tout ce qui a été écrit là-dessus, aussi loin que peut atteindre ma raison avec son témoingage et son jugement, je n'en trouve pas d'autre que le pur détachement de toute chose créée. C'est dans ce sens que Notre-Seigneur dit à Marthe : "Une chose est nécessaire !" Ce qui veut dire : Qui veut être inaltérable et pur doit avoir une chose, le détachement.
Beaucoup de maîtres prônent l'amour comme ce qui est le plus haut, tel saint Paul quand il dit : "Quelque tâche que j'entreprenne, si je n'ai pas l'amour je ne suis rien." Mais je mets le détachement encore au-dessus de l'amour. D'abord pour cette raison : le meilleur dans l'amour est qu'il m'oblige à aimer Dieu. Or c'est quelque chose de beaucoup plus important d'obliger Dieu à venir à moi que de m'obliger à aller à Dieu, et cela parce que ma béatitude éternelle repose sur ce que Dieu et moi devenions un. Car Dieu peut entrer en moi d'une façon plus intime et s'unir à moi mieux que je ne peux m'unir à lui. Or, que le détachement oblige Dieu à venir à moi, je le prouve ainsi : tout être se tient volontiers dans le lieu naturel qui lui est propre. Le lieu naturel de Dieu qui lui est propre par excellence est l'unité et la pureté, or celles-ci reposent sur le détachement. C'est pourquoi Dieu ne peut pas s'empêcher de se donner lui-même à un coeur détaché.
La seconde raison pour laquelle je mets le détachement au-dessus de l'amour est celle-ci : si l'amour m'amène au point de tout endurer pour Dieu, le détachement m'amène au point de n'être plus réceptif que pour Dieu. Or c'est ce qui est le plus haut. Car dans la souffrance l'homme a toujours encore un regard sur la créature par laquelle il souffre ; par le détachement au contraire il se tient libre et vide de toutes les créatures. Or, que l'homme détaché ne soit plus réceptif que pour Dieu, je le prouve ainsi : ce qui doit être reçu il faut que ce le soit en quelque sujet. Or le détachement est si proche du pur néant qu'il n'y a rien qui serait assez fin pour trouver place en lui, hormis Dieu : Lui est si simple et si fin qu'il trouve bien place dans le coeur détaché.
Les maîtres ont loué aussi l'humilité de préférence à beaucoup d'autres vertus. Mais je mets le détachement au-dessus de toute humilité. Et cela pour la raison suivante : l'humilité peut exister sans détachement, mais non pas le parfait détachement sans une humilité parfaite. Car celle-ci tend à la destruction de notre moi. Or le détachement frôle de si près le néant qu'entre le détachement parfait et le néant il n'y a aucune différence. C'est pourquoi il ne peut absolument pas y avoir de détachement parfait sans humilité. Mais deux vertus sont toujours mieux qu'une. Ma seconde raison est celle-ci : l'humilité parfaite se courbe au-dessous de toutes les créatures - par quoi l'homme sort de lui vers la créature ; mais le détachement reste en lui-même. Or, quelque remarquable que puisse être une telle sortie de soi-même, rester en soi-même est pourtant toujours quelque chose d'encore plus haut. C'est pourquoi le prophète dit : " Toute la magnificence de la fille du roi vient de son intérieur." Le détachement parfait ne connaît aucun regard sur la créature, ni fléchissement de genou, ni fierté dans le maintien, il ne veut être ni au-dessous ni au-dessus des autres, il ne veut que reposer sur lui-même, sans souci de l'amour ou de la souffrance de personne. Il n'aspire ni à l'égalité ni à l'inégalité avec quelque autre être que ce soit, il ne veut pas ceci ou cela, il ne veut qu'être un avec soi-même ! Mais être ceci ou cela il ne le veut pas, car celui qui le veut il veut être quelque chose, mais le détachement veut n'être rien ! C'est pourquoi toutes choses sont indifférentes pour lui.
Maintenant on pourrait objecter : la sainte Vierge avait pourtant toutes les vertus, et donc aussi celle du détachement dans sa plus haute perfection. Si celle-ci est plus haute que l'humilité pourquoi Notre-Dame glorifia-t-elle son humilité et non son détachement quand elle dit : "Il regarda l'humilité de sa servante ?" A cela je réponds : en Dieu est aussi bien le détachement que l'humilité - si tant est qu'on puisse du tout parler de vertus en Dieu. Ce fut son humilité pleine d'amour qui porta Dieu à s'abaisser à prendre la nature humaine, et pourtant, en devenant homme, il resta en lui-même aussi impassible que quand il créa le ciel et la terre - ainsi que je l'exposerai plus loin. Le Seigneur demeurant donc, quand il voulut devenir homme, dans son détachement impassible, Notre-Dame savait bien qu'il attendait d'elle la même chose quand il regarda aussi en outre son humilité et non son détachement. C'est pourquoi elle demeura dans un détachement impassible, mais ne se glorifia que de son humilité et non de son détachement...
Je mets aussi le détachement au-dessus de la compassion. En effet, la compassion n'est rien d'autre que le fait pour l'homme de sortir de lui-même vers les défauts de son prochain et d'en avoir le coeur troublé. De cela le détachement est affranchi, il reste en lui-même et ne se laisse troubler par rien. - Bref, quand je considère toutes les vertus, je n'en trouve aucune qui soit aussi parfaite et qui nous fasse autant ressembler à Dieu que le détachement.
Un maître nommé Vincent dit : "L'esprit qui est détaché, sa puissance est si grande : ce qu'il voit, cela est vrai, et ce qu'il désire cela lui est accordé, et là où il commande il faut lui obéir !" Oui, vraiment, l'esprit devenu libre, dans son détachement, il contraint Dieu à venir à lui ; et s'il était en état de demeurer sans forme et sans faire d'acte étranger à son essence, il tirerait à lui l'essence la plus personnelle de Dieu. Mais cela Dieu ne peut le donner à personne qu'à lui-même. C'est pourquoi, avec l'esprit détaché, il ne peut faire autrement que de se donner Lui-même à lui. L'homme qui est complètement détaché est tellement ravi dans l'éternité que rien de passager ne peut plus l'amener à recevoir une sensation corporelle. Il est mort au monde parce que rien de terrestre ne lui dit plus rien. C'est cela que saint Paul avait en l'esprit quand il disait : "Je vis et ne vis pourtant pas. Le Christ vit en moi."
Etre semblable à Dieu.
Maître Eckhart [Instructions spirituelles]
16:03 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : détachement, maître eckhart, amour, humilité, compassion
12.03.2008
Citation du jour
"La mort ne m'impressionne pas, j'ai moi-même, en effet, l'intention bien arrêtée de mourir un jour."
George Bernard Shaw
12:41 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bernard shaw, citation, mort







