05.07.2009
Parsons: " Il n'y a personne ! "
Le message de Tony Parsons est très simple: "Il n'y a personne, il n'y a que Cela: ce qui est..."
Extrait de son ouvrage "Le Secret Ouvert":
Alors que nous restons enfermés dans l'expérience apparente d'être des individus séparés vivant dans une existence avec laquelle nous devons négocier, nous vivons en fait dans un état de rêve.
Dans cet état de rêve, tout ce que nous faisons est dirigé selon la loi des opposés dans laquelle chaque chose, prétendument positive, est exactement contrebalancée par son opposé.
De ce fait, tous nos efforts individuels pour que notre vie fonctionne, pour atteindre la perfection ou atteindre la libération personnelle, sont neutralisés.
Nous découvrons, par la réflexion profonde et la compréhension, qu'aussi longtemps que nous continuons dans ce rêve, nous vivons en réalité dans un cercle. Nous sommes sur une roue sur laquelle tout se répète constamment à maintes reprises, sous différentes formes. C'est la Conscience prenant plaisir à une création qui est à la fois contrainte et libérée. Et en dépit de ce que nous croyons de notre individualité et notre bonne volonté, nous découvrons que nous sommes seulement des personnes rêvées réagissant et répondant à un ensemble de systèmes de croyances conditionnés et historiques.
Toute religion classique, tout art et toute science dans un monde que nous voyons comme progressif, se produisent à l'intérieur de cet état neutre et parfaitement équilibré qui ne sert qu'a refléter une autre possibilité. Du point de vue de la libération réelle, rien ne se produit. Ce que nous avons apparemment créé est apparemment détruit. Et ce que nous avons apparemment détruit est apparemment recréé.
Se déplaçant de notre nature originelle et éternelle dans la Conscience identifiée, nous avons créé cette circonstance où le rêve que nous vivons n'a d'autre but que notre réveil. Ce réveil émerge à l'extérieur du rêve, à l'extérieur du temps et est complètement au-delà de la notion d'effort individuel, de sentier, de processus ou de conviction.
Voir quelques extrait sous-titrés en français de la conférence de Tony Parsons à Amsterdam en 2005. Conférence disponible en téléchargement sur tony.metawiki.com
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29.11.2008
La transformation de la conscience (vidéo)

Cette vidéo d'Eckhart Tolle, doublée en français, a circulé un moment sur le net puis a disparu pour d'obscures histoires de droits d'auteur. Elle réapparaît, finalement, pour le plus grand bonheur des chercheurs sincères...
140 minutes d'un enseignement d'une grande valeur sont présentées ici en 14 séquences de 10 mn chacune. Bonne écoute!
(Cliquer sur les numéros successifs)
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05.01.2008
Permanence et impermanence

Gangaji est américaine, disciple de Papaji, lui-même disciple de Ramana Maharshi
La sagesse discriminante reconnaît la folie de poursuivre des choses impermanentes en cherchant la permanence. Qu'il s'agisse d'argent, de nourriture, d'aventures, ou d'états spirituels grandioses, il est vain de rechercher quelque chose de permanent dans quelque chose qui ne l'est pas de façon inhérente.
La sagesse discriminante est essentielle. Sans ce discernement, il n'y a pas de possibilité de la reconnaissance finale de ce qui est permanent ici.
La reconnaissance de l'impermanence est comme un coup de tonnerre qui ouvre l'esprit. Pas une croyance, pas un espoir, ni une théorie, mais une réalisation de ce que votre avidité a été vaine. Toutes vos réflexions ont été vaines. Toute l'activité mentale pour obtenir, garder, ou pour nier, a été vaine.
Si vous reliez la réalisation à une expérience particulière, alors, dans votre esprit, la réalisation est une chose. Cependant, aucune chose n'est permanente.
***
Question: J'ai eu des expériences de temps en temps d'éveil et de grâce qui ont duré environ deux semaines. Comment se soumet-on ou s'ouvre-t-on à cet état de façon permanente?
D'abord faites une distinction claire entre ce qui est permanent et ce qui est impermanent.
Les pensées sont impermanentes. Elles apparaissent et disparaissent. Au pire, vous savez qu'elles disparaissent chaque nuit quand vous plongez dans le sommeil profond.
Toutes les formes apparaissent et disparaissent. Même les plus sublimes expériences sont des formes subtiles, et en tant que formes, vont et viennent.
La maturité est la reconnaissance que toute chose vient et s'en va. C'est la vérité. De prime abord, ça peut sembler une vérité terrifiante. Aucune chose ne restera. Soumets-toi en face de cette terreur, et reconnais l'impossibilité de compter sur quoi que ce soit. Tu ne peux même pas compter sur ton propre corps. Tu ne peux pas compter sur l'état le plus désiré. Quand tu reconnais cette impossibilité de compter sur quoi que ce soit, l'abandon est possible. Dans l'abandon, la soumission, la présence permanente de l'être est révélée.
Comme tu le dis, l'éveil n'a été qu'un coup d'oeil. L'expérience de grâce qui continue quelque temps est le résultat de cet aperçu. La tendance forte est d'essayer de se cramponner à ce résultat sublime. Tu dois certainement savoir tout cela très bien. Comme tu sens cette expérience décliner ou quitter, il peut y avoir panique, ou activité mentale intense pour essayer de la garder. Bien sûr, si tu t'agites pour la garder, la douceur prendra congé beaucoup plus vite.
Il y a une reconnaissance essentielle qui doit survenir pour que l'activité mentale reconnaisse sa source. Si vous essayez d'agripper le résultat de cette reconnaissance, vous passez à côté de la reconnaissance du Soi dans l'instant.
Si vous essayez de vous agripper à un état d'extase, pourtant sublime, vous passez à côté de ce qui est plus profond que l'expérience extatique. Et comme aucun état ne peut être attrapé, la déception est ressentie encore et encore.
Pourquoi ne pas s'agripper à ce qui est là tout le temps? On peut y adhérer. C'est l'éternité même, hors du temps, et pourtant incluant le temps. L'éternité ne va ni ne vient. Ce n'est pas une chose. C'est en cela que toutes les choses, y compris tous les états , s'élèvent. La grâce et ce qui n'est pas sacré, l'extraordinaire et le très commun, le confort et l'inconfort, apparaissent ici, dans l'éternité. L'éternité est votre refuge. Reconnaissez l'éternité en vous-même.
Au delà de l'occurrence des états particuliers, il y a cela dont émane tranquillité, ouverture, paix et clarté. Cela n'est rien quelque chose d'objectif.
D'abord, prenez conscience de ce qui est impermanent. Je dis que tout est impermanent, mais vous devez le découvrir par vous-mêmes. Quand vous découvrez vraiment que tout est impermanent, vous cesserez de chercher la permanence dans les choses. Cessez de chercher la permanence non seulement dans les grosses choses, mais aussi dans les très subtiles, comme les idées, les états de conscience et les expériences.
Perpétuer le cycle de la souffrance se fait en continuant d'essayer de cerner la permanence à partir de quelque chose qui est de façon inhérente impermanent.
***
Je n'y vois pas clair à propos de la différence entre une expérience de ce qui est permanent, et la permanence elle-même.
Une expérience est impermanente. Il y a un temps où l'expérience n'existait pas. Un moment donné ça apparaît, et à un autre ça disparaît. Un instant de reconnaissance de ce qui est au-delà de l'expérience, une expérience d'illumination, est un instant de non-expérience consciente .
Il y a de nombreux moments de non-expérience dans une vie, et même chaque jour. Parce que votre attention est habituellement fixée sur des objets d'expérience, la conscience en laquelle toute expérience d'objets survient est normalement non-vue.
La conscience se surveille elle-même.
Trouvez la conscience et vous trouverez la permanence. Comment trouver la conscience? En abandonnant la recherche de la conscience en tant que chose, en tant qu'objet.
Posez-vous la question : Qui est conscient?
***
Je pense comprendre le noeud qui me noue, parce que ce que j'essaie de faire est de forger un concept à partir de ce qui est permanent de façon à pouvoir l'obtenir.
Maintenant, trouvez ce « je » qui essaie.
A l'instant où vous le dites, c'est oblitéré.
Est-ce oblitéré, ou est-ce révélé être seulement imaginaire?
C'est parti. C'était imaginaire.
Alors qu'est-ce qui a besoin d'être accroché à quelque chose? Qui peut s'accrocher à quoi que ce soit?
A cet instant, rien, personne.
Excellent ! C'est la vérité.
Mais je voudrais trouver une façon de me pointer là quand je ne suis pas ici en satsang.
Si à n'importe quel moment vous imaginez être séparé de cette permanente présence, voyez si vous pouvez voir "qui est séparé".
Quand le noeud est reconnu comme une fiction imaginaire impermanente apparaissant et disparaissant dans la conscience permanente, il n'y a plus de noeud à dénouer.
Vous dites, si les choses ou expériences vont et viennent, alors elles sont impermanentes. Mon être dans l'état d'ouverture aussi va et vient.
L'état d'être ouvert, à savoir ce sentiment d'ouverture et cette pensée "je suis ouvert", vont et viennent. En quoi ce sentiment et cette pensée vont et viennent?
Ce en quoi tous les sentiments et les pensées impermanentes vont et viennent est plus ouvert que le sentiment d'être ouvert lui-même.
La conscience n'est pas limitée à un état particulier. La vraie ouverture est si ouverte qu'elle inclut même les états où l'on ne se sent pas ouvert. Ce n'est pas "je me sens ouvert" et alors je suis ouvert, mais plutôt « je » est ouverture, alors tout est expérimenté.
Alors, par définition, si quelqu'un a cet aperçu, ne devrait-il pas être toujours là?
Vous êtes toujours là.
Mais si c'était ainsi, nous devrions tous être conscients, là.
Consciemment, reconnaissez où vous êtes toujours. La reconnaissance n'est pas d'atteindre un nouvel état, bien que la reconnaissance donne naissance à des états exquis, sublimes.
Il y a des traditions qui enseignent comment atteindre des états grandioses, puissants, yogiques. Ce que je pointe est « qui sommes-nous toujours? »
Tout ce que nous atteignons n'était pas là avant que nous l'atteignons. Ce qui est permanent ne peut pas être atteint et ne peut pas être perdu.
Vous savez qu'on ne peut pas faire confiance aux apparences. Les ombres ne sont pas fiables. Les images non plus. Ce que vous avez supposé être solide et réel ne peut pas être fiablement déclaré solide et réel. Tout ce qui va et vient, change ou disparaît, ne peut être ultimement déclaré fiable, sauf pour aller et venir, changer ou disparaître.
Si vous cherchez ce qui est absolu, ce qui est permanent, alors vous devez arrêter de regarder ce qui est relatif et impermanent. Stopper cette recherche révèle le Soi comme n'étant nulle part en particulier ni personne en particulier.
Si vous écoutez juste ces mots, il se peut que vous vous appropriez quelque chose de particulier. S'il vous arrive de remarquer que la substance de ces mots, et les mots eux-mêmes vont et viennent, alors vous saurez que les mots eux-mêmes ne sont pas dignes de foi. Ce en quoi les mots s'élèvent, quoi qu'il en soit, ce vers quoi ils pointent, ce en quoi ils existent, et en quoi ils retournent est la permanence même, vraie présence éternelle, ici, maintenant, et toujours.
***
J'ai toujours peur de le perdre, alors ça doit être l'autre état.
L'expérience conditionnée prétend que vous êtes dans des états. En vérité, les états et les expériences sont en vous. Ils sont en vous de façon impermanente.
Vous dites « j'ai toujours peur », mais c'est un mensonge.
Pouvez-vous me dire honnêtement qu'à travers toute votre vie il n'y ait pas eu un seul instant sans peur ?
C'est vrai. Il y a eu bien des fois où je n'ai pas eu peur.
Voyez-vous que lorsque vous dites « toujours peur », vous niez la vérité? Pouvez-vous dire -sans aucune pitié- la vérité et reconnaître que le fait même de nier ne serait-ce qu'un seul instant sans peur perpétue le cycle de la mauvaise identification et la souffrance? Reconnaissez-vous que cette peur est impermanente?
Oui.
Bien. Maintenant prenez conscience de ce qui est exactement pareil dans l'expérience de peur et celle de non-peur. Réalisez ce qui est permanent.
***
L'expérience elle-même vient de la permanence, existe grâce à la permanence, retourne à la permanence, et donc n'est jamais séparée de la permanence. Aucune pensée ou expérience ou sensation ou image que vous ayez jamais eue de vous-mêmes n'a jamais été séparée de la vérité de qui vous êtes.
Relâcher votre tentative de vous définir dans les objets impermanents révèle le sublime secret. En abandonnant toutes les définitions, le Soi peut se trouver même en définition ! Jamais perdu, jamais obscurci. Bouddha en compassion, Bouddha en colère. Le Christ s'affirme, le Christ dénie. Alors les concepts comme "permanent" et "impermanent" sont inadéquats. Ces concepts, aussi, sont juste le jeu du mental.
Quel secret ! Aucun intellect ne peut comprendre ce secret.
***
http://www.gangaji.org/satsang/library/translations/f_mee...
18:20 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : permanence, impermanence, être, conscience, gangaji, christ, bouddha
30.12.2007
Le secret ouvert
Bienvenue au Secret Ouvert
Jusqu’à ce que votre vie vous échappe, vous vivez continuellement dans le pourquoi… car ce qui est cherché n’a jamais été perdu, mais ce que le chercheur tente de comprendre ne peut jamais être connu.
C’est la raison pour laquelle il n’est rien dans le message du Secret Ouvert que le chercheur puisse saisir et prétendre posséder… aucun état particulier de béatitude, de tranquillité ou de présence n’est proposé.
L’illusion de la nécessité d’atteindre le sérieux, l’acceptation ou le raffinement de l’appareil corps/mental est dévoilée. Vous ne serez pas invités à vous tourner vers le dedans pour découvrir votre « nature véritable » ou cet état de conscience qui promet tant mais qui apparaît et disparaît si rapidement. Aucun sucre d’orge spirituel n’est proposé ici.
Il n’y a aucun compromis avec le besoin du chercheur de suivre un guide, de se soumettre à un processus ou à des enseignements portant sur le devenir… rien n’est à vendre mais le conte de fées du petit « moi » pourrait éventuellement expirer.
Le bienfait d’être ensemble dans cette infinité palpable est que ce que vous êtes déjà est vu en tant que complétude, sans attentes ni exigences. Confusion et résistance peuvent se dissoudre dans la lumière de l’ouverture et rien ne demeure. De ce rien émerge l’indescriptible plénitude et l’ineffable merveille d’être simplement.
***
Le rêve de la séparation
Tout ce qu’il y a est le rien étant tout. Et en part de ce tout, apparaît la croyance et l’expérience au quotidien d’être un soi séparé – un individu apparent disposant d’une volonté, d’un pouvoir de choix et d’une capacité à agir qui lui seraient propres. Ceci est spécifique à l’homme et est appelé conscience de soi. La plupart des gens prennent cela pour la réalité.
Ce sentiment apparent d’être séparé est à la racine de la souffrance, du mal-être et du sentiment de perte qui conduisent à chercher à y échapper ou à résoudre la situation. C’est l’Etre rêvant qu’il est séparé de lui-même, cherchant urbi et orbi un tout qui n’a jamais cessé d’être. C’est le rêve hypnotique de séparation qui, pour le rêveur, est très réel.
Le dilemme pour le rêveur en recherche est que le sentiment de séparation gouverne la quête de solution ce qui alimente plus avant le sentiment de séparation.
Le développement d’un « esprit » intelligent et capable de compréhension s’accompagne apparemment du pouvoir d’opérer des choix et des actions en une tentative de négocier avec le monde. Ces tractations ne sont pas toujours couronnées de succès et l’individu semble faire l’expérience de souffrances et de plaisirs qui lui seraient propres.
Tout ceci engendre également chez le rêveur une grande considération pour les conseils, les orientations et le contrôle qui émanent en apparence de l’esprit-qui-comprend. Toutefois, tant qu’il y a un sens de la séparation, il subsiste un sentiment d’insatisfaction ou de perte et une recherche visant à le dissiper.
L’entité séparée ne peut que tenter d’imaginer ou de projeter ce à quoi ressemble de ne pas être séparé. Ce qui est recherché est la possibilité d’un but ou d’un état futur pouvant être réalisé et qui, par conséquent, et en toute logique, doit être approchable. A partir de là, la fonction de la recherche et l’enseignement tourné vers le devenir, enferment le chercheur dans un état de constante aspiration à se rapprocher de quelque chose qu’il ne peut saisir. Tout cela est expression de l’Etre, se manifestant en tant que ce bon vieil esprit-qui-comprend, fiable et digne de confiance, fonctionnant de la seule manière qu’il connaisse… en perpétuelle agitation et constante anticipation. C’est cette activité tournée vers le devenir qui très efficacement maintient le chercheur dans le rêve hypnotique d’un élan vers quelque chose qu’il ne peut saisir.
Bien sûr, la Libération peut, apparemment, survenir, totalement à son gré en dépit de tous ces efforts.
Le seul autre espoir pour le rêveur, pour l’apparent chercheur spirituel, est de croire en une énergie bienveillante (disons Dieu, la Conscience ou un soi-disant maître illuminé) qui puisse être motivée pour le guider et choisir de l’influencer tout au long d’un cheminement finissant par conduire à la plénitude. Mais Il n’est aucun choix à quelque niveau que ce soit. Toutes ces idées de devenir, de but, de dessein, de choix et de destinée naissent au sein du rêve.
Le paradoxe tient à ce que l’Etre bien qu’apparaissant en tant que rêveur en recherche, n’est pas un état qui puisse être imaginé, conçu, atteint ou même réalisé à travers une quête dont il ferait l’objet. Etre ne requiert absolument rien… il est le Rien et le Tout - déjà complétude et plénitude immaculées. Rien n’a besoin d’être transformé ou atteint, abandonné ou trouvé, pour qu’Etre simplement Soit. L’apparence de séparation est simplement l’expression de l’Etre. L’idée même de quelque chose qui aurait besoin d’approcher ce qui est déjà, est merveilleusement futile. L’Etre est un comédien au public qui ne rit jamais.
Le chercheur rêvé éprouve un sentiment de perte et d’indignité et de ce fait se trouve très attiré par les enseignements dans le rêve qui impliquent la purification, l’effort soutenu, l’abandon, la dévotion et la culture de la renonciation et le détachement.
Il y a une sorte d’inéluctabilité logique et d’indéniable honorabilité attachée à ces notions qui résonnent avec le sentiment de manque. La voie quasi sans fin de l’effort assure joyeusement la prorogation de l’expérience individuelle. Ces idées semblent émaner directement de l’histoire d’une sagesse traditionnelle parfaitement cohérente et digne de foi et qui assurément doit être respectée, quand bien même elle ne nous parviendrait plus qu’en tant que mots couchés sur des bouts de papier.
Deux voies traditionnelles s’attachent à résoudre ou à échapper au sentiment de séparation : la méditation et le questionnement de soi.
Dans la méditation, il semble possible, par l’intermédiaire d’une guidance et de choix apparents, d’atteindre certains états de tranquillité ou de béatitude qui semblent meilleurs que le sentiment de séparation. La croyance prévalente est que l’effort assidu à la méditation va cristalliser l’état et finira par le rendre permanent. Mais ces états ne sont que des expériences personnelles subtiles survenants à l’intérieur de l’histoire rêvée. Ainsi à l’instar de toute autre activité inscrite dans le temps, ces expériences apparaissent et disparaissent.
Le questionnement de soi est un processus similaire dans le sens où l’individu à pour but de choisir d’agir ou de faire un effort pour atteindre un endroit nommé conscience qui, son maître le lui promet, apportera paix de l’esprit, joie et fin de toute souffrance.
Une grande importance est attribuée à la nécessité de mener une investigation rigoureuse des processus de pensées, etc. et de maintenir une vigilance prévenant « la distraction par des pensées centrées sur soi. »
Toute cette activité se fonde sur le principe de l’acquisition et du maintien d’une possession personnelle de l’unicité.
L’effet de l’état conscient est un mouvement apparent vers un plan de détachement qui à première vue semble très libérateur, puissant et sécure… Un peu comme être dans une cage de verre d’où la vie peut être observée sans que l’observateur soit jamais affecté. Cela demeure une expérience personnelle subtile empreinte de dualité, se déroulant au sein de l’histoire rêvée de la séparation. De ce fait elle est transitoire.
La conscience du déroulement de la vie n’est pas Etre la vie.
De façon prévisible, la conscience de soi (la présence à soi des bouddhistes) est facilement oubliée, perdue, ou encore submergée par les pensées du rêve ou par certaines situations fortement émotionnelles. La cage de verre est ébranlée et l’endroit où vous sembliez établi paraît à nouveau perdu. Le chercheur rêvé va se remettre au questionnement de soi, en quête d’un nouveau coup de pouce, à moins que ne soit réalisé que la culture de l’état conscient n’est simplement qu’un autre refuge au sein du rêve de la séparation.
Tout cela est simplement l’expression de l’Etre.
Une autre façon pour le rêveur d’éviter d’être, simplement, est de tenter de comprendre ou d’éclaircir sa propre nature. Il est très facile de se retrouver prisonnier de concepts non duels. La singulière et inexorable réitération de notions telles que « tout ce qui est, est Etre. », « Tout est expression de l’Etre. » ou « il n’est personne » est une forme de communication aride et simpliste. Elle n’aborde ni n’éclaire l’apparent dilemme du chercheur du rêve, et de toute évidence ignore l’essence énergétique primordiale de la vie se vivant elle-même, implicite dans le simple fait d’Etre.
Dire constamment qu’être éveillé ou assoupi n’a aucun sens puisque « Etre est tout ce qui est » est comme dire à un aveugle que son état n’est pas un problème puisque « voir est tout ce qui est. » C’est de l’idéalisme pur. Bien sûr, il n’existe rien de tel qu’être assoupi ou éveillé, mais cela ne peut être vu avant la disparition de celui qui cherche à voir.
Le message du Secret Ouvert n’est pas tributaire de concepts clairs, si efficaces soient-ils pour démasquer la confusion. La parole entendue est une survenue spontanée et les mots ne peuvent que pointer en direction d’un autre possible, situé au-delà de l’expression verbale. C’est le message éternellement neuf et présent dans les Ecritures, ignoré, rejeté ou dissimulé aux seuls yeux de l’esprit.
La notion d’enseignement prescriptif, l’idée de guider ou d’offrir une assistance en est simplement absente. C’est un message dépouillé de tout espoir ou de tout réconfort pour l’individu, mais invariablement le chercheur rêvé n’en continuera pas moins à croire qu’il y a ici quelque chose d’offert… Telle est la fonction de la recherche. Il peut également se trouver que tout ce qui demeure soit rien et que puisse surgir alors un autre possible. Toutefois, il n’y a aucun dessein, aucune intention, car ici il n’y a rien à vendre.
Il est possible que puisse surgir la clarté, mais l’ultime compréhension n’est pas la libération. Cela dit, tout cette communication conceptuelle est secondaire en regard d’un élément primordial très illuminant. Cet élément est du domaine énergétique, il s’agit du déploiement impersonnel de la vie… la vibrante merveille implicite dans le simple fait d’Etre. C’est un déplacement énergétique, conduisant apparemment hors de la contraction vers l’illimité. Ce « sans limite » ne peut être possédé et par conséquent ne peut être concédé. Sa simplicité confond profondément l’esprit, mais il en émerge une reconnaissance impersonnelle qu’il n’est personne et rien à libérer. Toute idée de séparation, de souffrance individuelle, de libre-arbitre, de choix autonome, de sens, de dessein ou de but, de destinée, de hiérarchie et de tradition est simplement vue, par personne, comme le drame rêvé de l’Etre.
Il semble que l’esprit en recherche éprouve une fascination pour la lutte, la difficulté et la complexité. Tout le tissu de la « recherche spirituelle » est truffé d’histoires de constructions impressionnantes, apparemment reposant sur des débuts modestes. Le bouddhisme, la chrétienté et combien d’autres dogmes se disputent le fait d’avoir les meilleurs dieux. Les catéchismes du péché et de l’indignité, tout comme les notions de degrés de conscience et de niveaux d’éveil, sont inventoriés, questionnés, explorés, disséqués et font l’objet de farouches affrontements.
L’esprit adore l‘idée d’une illumination qui serait une sorte de lieu distant, virtuellement inatteignable, un espace parfait de félicité permanente, libre de toute souffrance et empli d’omniscience, d’omniprésence, d’omnipotence et de toute une ribambelle d’autres « omnis » très importants, affairés au calcul des tenants et aboutissants et déterminés à sauver le monde. Et bien sûr, comme toute cette gloire et cette distinction doit être conquise de haute lutte, il semble naturel qu’elle soit assortie d’une interminable errance dans les affres de « l’obscure nuit de l’âme », d’innombrables karmas passés, du péché originel, de la pensée juste, de l’action juste et de la préparation aux bardos. « Un conte narré par un sot, plein de bruit et de fureur, mais n’ayant aucun sens. »
Pourtant, Etre, simplement et naturellement Etre, est une constante tellement ordinaire et empreinte de tant de douceur. Quand cela est vu, c’est. Quand cela passe inaperçu, c’est.
Etre ne nécessite aucun effort et ne requiert aucun critère. Intemporel, il n’est pas de voie à épuiser, pas de dettes à payer. C’est déjà totalement su. Quand ceci est entendu et que la confusion se dissipe, quand la tension pour s’emparer de l’ultime se relâche et que la vibrante énergie d’être « la vie même se déployant » devient apparente, quelque chose d’autre émerge, de façon très naturelle, bien sûr, car il s’agit de tout ce qui déjà est.

Tony Parsons
20:15 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : secret, éveil, moi, séparation, être
17.10.2007
Qu'est-ce que la méditation?
Traduit de l'anglais par Xence
Texte source: http://sannyas.org/quotes/meditation.htm
La méditation n'est pas une méthode indienne; ce n'est pas simplement une technique. Vous ne pouvez pas l'apprendre. En fait, c'est beaucoup plus une croissance: croissance de votre vie dans son entier. La méditation n'est pas quelque chose qui peut vous être ajouté tel que vous êtes. Cela ne peut pas vous être surajouté, cela peut seulement venir à vous à travers une transformation radicale, une mutation. C'est un bourgeonnement, une croissance. La croissance concerne toujours l'ensemble; ce ne peut pas être une addition. Exactement comme l'amour, on ne peut pas vous l'ajouter. Il croît en raison de votre entièreté. Vous devez donc croître envers la méditation.
D'habitude, on comprend le silence comme étant quelque chose de négatif, une espèce de vide, d'absence de son, de bruits. Ce malentendu est hélas assez répandu parce que très peu de gens ont jamais fait l'expérience du silence. Tout ce qu'ils ont expérimenté au nom du silence n'est que l'absence de bruit. Mais le silence est un phénomène totalement différent. Il est absolument positif. Il est existentiel, non pas néant vide. Il déborde d'une musique que vous n'avez jamais entendue auparavant, d'un parfum qui ne vous est pas familier, d'une lumière qui ne peut être vue que des yeux intérieurs.
Ce n'est pas quelque chose de fictif; c'est une réalité, et une réalité qui est déjà présente en chacun - seulement nous ne prenons pas la peine d'y regarder de près.
Votre monde intérieur a sa propre saveur, son propre parfum, sa propre lumière. Et c'est absolument silencieux, immensément silencieux, éternellement silencieux. Il n'y a jamais eu aucun bruit dedans, et il n'y en aura jamais. Aucun mot ne peut l'atteindre, mais VOUS pouvez l'atteindre.
Le véritable centre de votre être est le centre d'un cyclone. Quoi qu'il arrive autour, rien ne l'affecte. C'est un silence éternel: les jours vont et viennent, les années passent et repassent, les âges se suivent, les vies se succèdent, mais l'éternel silence de votre être demeure exactement le même. La même musique insonore, le même parfum divin, la même transcendance de tout ce qui est mortel, de tout ce qui est provisoire.
Ce n'est pas VOTRE silence.
Vous ETES ce silence.
Ce n'est pas quelque chose qui est en votre possession: c'est vous qui êtes possédé par lui, et c'est ce qui fait sa grandeur. Même "vous", vous n'êtes plus là, car votre "présence" dérangerait.
Ce silence est tellement profond qu'il n'y a personne alentour, même pas "vous". Et ce silence vous apporte la vérité, et puis l'amour, et des milliers d'autres bienfaits.
***
La méditation vous apporte une certaine sensibilité, un formidable sens d'appartenir au monde. Car ceci est notre monde... les étoiles sont nôtres, et nous ne sommes pas étrangers ici. Nous appartenons intrinsèquement à l'existence. Nous en faisons partie, nous en sommes le COEUR.
Vous devenez tellement sensible que même le plus petit brin d'herbe prend une immense importance pour vous. Votre sensibilité vous signifie clairement que ce petit brin d'herbe est aussi important à l'existence que peut l'être la plus grande des étoiles: sans ce brin d'herbe, l'existence serait amoindrie. Ce petit brin d'herbe est unique, il est irremplaçable, il a sa propre individualité.
Et cette sensibilité vous créera de nouvelles amitiés - amitié avec les arbres, aves les oiseaux, avec les animaux, avec les montagnes, avec les rivières, avec les océans, avec les étoiles. Et la vie s'enrichit au fur et à mesure que l'amour croît, que l'amitié croît.
Si vous vous adonnez à la méditation, tôt ou tard vous allez rencontrer l'amour. Si vous méditez profondément, tôt ou tard vous allez sentir s'éveiller en vous un énorme amour comme vous n'en avez jamais connu auparavant -- une nouvelle qualité à votre être, une nouvelle porte qui s'ouvre. Vous êtes devenu une nouvelle flamme, et maintenant vous avez envie de partager.
Si vous aimez profondément, petit à petit vous vous rendrez compte que votre amour est en train de devenir de plus en plus méditatif. Une subtile qualité de silence vous envahit. Les pensées disparaissent, laissant la place à des intervalles... des silences! Vous touchez votre propre profondeur.
L'amour vous plonge dans la méditation s'il est authentique; et la méditation vous rend aimant si elle est authentique.
Vous avez besoin d'un amour qui prend naissance dans la méditation, non dans le mental. Tel est l'amour dont je parle continuellement.
Des millions de couples de par le monde vivent comme si l'amour est là. Ils vivent dans un monde de "comme si". Evidemment, comment peuvent-ils être heureux? Ils sont asséchés de toute énergie. Ils essaient d'obtenir quelque chose à partir d'un faux amour, mais ce dernier ne peut pas remplir ses engagements. D'où la frustration, d'où l'ennui continu, d'où le harcèlement ininterrompu, les querelles d'amoureux. Chacun des deux partenaires tente en fait de réaliser l'impossible: rendre leur histoire d'amour éternelle, ce qui ne peut se faire bien sûr. Elle est née du mental et le mental ne peut pas vous donner le moindre aperçu de l'éternité.
D'abord, allez méditer, parce que l'amour provient de la méditation -- c'est l'arôme de la méditation. La méditation est la fleur, le lotus aux mille pétales. Laissez-la s'épanouir. Laissez-la vous aider à glisser dans la dimension verticale, là où il n'y a ni pensée ni temps, et alors subitement vous verrez que le parfum est là. Et alors c'est l'éternel, et alors c'est l'inconditionnel. Et puis ça ne s'adresse même pas à quelqu'un en particulier, ça ne peut pas être dirigé envers quelqu'un en particulier. Ce n'est même pas une relation, c'est davantage une qualité qui vous entoure. Cela n'a rien à voir avec autrui. Vous aimez, vous êtes amour: c'est alors éternel. C'est votre arôme. On l'a vu autour du Bouddha, autour de Zarathoustra, autour de Jesus. C'est un type d'amour totalement différent, qualitativement différent.
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Bouddha définissait la compassion comme étant "amour plus méditation". Quand votre amour n'est pas qu'un simple désir de l'autre, quand votre amour n'est pas seulement un besoin, quand votre amour est partage; quand votre amour n'est pas celui d'un mendiant mais celui d'un empereur, quand votre amour n'attend rien en retour et qu'il est disposé seulement à donner -- donner pour la pure joie de donner -- alors ajoutez-y la méditation et le pur arôme sera dégagé, la splendeur emprisonnée sera libérée. Telle est la compassion; c'est le plus sublime des phénomènes. Le sexe est animal, l'amour est humain, la compassion est divine. Le sexe est physique, l'amour est psychologique, la compassion est spirituelle.
Sans aucune raison du tout, vous vous sentez soudainement joyeux. Dans la vie de tous les jours, vous éprouvez de la joie pour une raison donnée. Vous avez rencontré une belle femme et vous êtes joyeux, ou bien vous venez d'engranger l'argent dont vous avez toujours rêvé et vous êtes joyeux, ou alors vous avez acheté une belle maison avec un superbe jardin et vous êtes joyeux, mais toutes ces joies ne peuvent pas durer. Elles sont provisoires, elles ne peuvent pas demeurer continues et ininterrompues.
Si votre joie est provoquée par quelque chose elle finira par disparaître, elle ne sera que passagère. Elle vous laissera bientôt dans une profonde tristesse: toutes les joies vous laissent dans une profonde tristesse. Mais il y a un type différent de joie qui est un signe de confirmation: vous êtes soudain joyeux sans raison aucune du tout. Vous ne pouvez pas dire exactement pourquoi . Si quelqu'un vous demande "Pourquoi êtes-vous si joyeux?" vous ne pouvez pas répondre.
Je ne peux pas expliquer pourquoi je suis joyeux. Il n'y a aucune raison à cela. C'est ainsi, tout simplement. Maintenant cette joie ne peut pas être dérangée. Quoi qu'il arrive maintenant, cette joie se poursuit. Elle est là comme tous les jours. Vous pouvez être jeune, vous pouvez être vieux, vous pouvez être vivant, vous pouvez être mort -- elle est toujours là. Quand vous avez trouvé quelque joie qui demeure -- les circonstances changent mais elle reste -- alors très certainement vous n'êtes pas loin de l'état de bouddhéité.
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L'intelligence signifie simplement l'aptitude à répondre, car la vie est un flux. Vous devez être vigilant et voir ce qui est exigé de vous, quel défi apporte la situation. La personne intelligente réagit en accord avec la situation, et la personne stupide réagit en fonction de réponses déjà prêtes. Que ces réponses viennent de Bouddha, du Christ ou de Krishna ne change rien à l'affaire. Ce genre de personnes est toujours armé de saintes écritures ou de citations, elle a peur de dépendre de soi. La personne intelligente dépend de son propre discernement; elle fait confiance en son propre être. C'est une personne qui s'aime et se respecte. La personne non intelligente se contente de respecter les autres.
L'intelligence peut être redécouverte. La seule façon de le faire c'est la méditation. La méditation accomplit une seule chose: elle détruit toutes les barrières que la société a créées afin de vous empêcher d'être intelligent. Elle enlève simplement les blocages. Sa fonction est négative: elle retire les roches qui empêchent les eaux de s'écouler et votre source d'être active.
Chacun porte en lui le formidable potentiel, mais la société a mis de gros pavés pour l'empêcher de jaillir. Elle a créé une véritable muraille de Chine autour de vous; elle vous a emprisonné.
Sortir de toutes les prisons est l'intelligence même -- et ne plus jamais en retomber dans une autre. L'intelligence peut être découverte à travers la méditation parce que toutes ces prisons existent dans votre mental; elles ne peuvent pas atteindre votre être, fort heureusement. Elles ne peuvent pas polluer votre être, elles peuvent seulement polluer votre mental -- elles peuvent seulement voiler votre esprit. Si vous pouvez vous dégager du mental vous vous dégagerez du christianisme, de l'hindouisme, du jaïnisme, du bouddhisme, et il en sera fini de toutes sortes de sornettes.
Et une fois que vous êtes dégagé du mental, l'observant, en en étant conscient, en simple témoin, vous êtes intelligent. Votre intelligence est découverte. Vous venez d'annuler ce que la société vous a fait. Vous venez de détruire la tromperie, vous venez de détruire la conspiration des prêtres et des politiciens. Vous venez d'en sortir, vous êtes un homme libre. En fait, vous êtes pour la première fois un vrai homme, un homme authentique. Maintenant le ciel entier vous appartient.
L'intelligence apporte la liberté, la liberté apporte la spontanéité.
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La solitude est une fleur, un lotus fleurissant dans votre coeur. La solitude est positive, la solitude est santé. Elle est la joie d'être vous-même. Elle est la joie d'avoir votre propre espace.
La méditation veut dire: béatitude dans la solitude. Ce n'est qu'à ce moment là qu'on peut prétendre être vivant et éveillé, lorsqu'on ne dépend plus de personne, ni d'aucune situation, ni d'aucune condition. Et parce qu'on s'appartient en vrai, cela reste matin et soir, jour et nuit, durant la jeunesse ou la vieillesse, la maladie ou la santé. Pendant la vie, pendant la mort aussi, cela demeure parce que ce n'est pas quelque chose qui vous arrive de l'extérieur. C'est quelque chose qui coule en vous. C'est votre vraie nature, c'est votre nature-même.
Un voyage intérieur est un voyage vers la solitude absolue; vous ne pouvez y emmener personne avec vous. Vous ne pouvez partager votre centre avec quiconque, même pas avec votre bien-aimé. Cela n'est pas dans la nature des choses; on n'y peut rien. A l'instant où vous y êtes, toutes les connections avec le monde extérieur sont rompues, tous les ponts coupés. En fait, le monde entier disparaît.
C'est pourquoi les mystiques avaient surnommé le monde: illusion, maya; non pas qu'il n'existe pas, mais pour le méditant, celui qui entre en soi, c'est presque comme si le monde n'existe pas. Le silence est si profond; aucun bruit n'y pénètre. La solitude est si profonde qu'on a vraiment besoin de tripes solides. Et jaillissant de cette solitude -- l'expérience de Dieu. Il n'y a pas d'autre voie; il n'y en a jamais eu et il n'y en aura jamais.
Célébrez la solitude, célébrez votre pur espace, et un chant grandiose se lèvera dans votre coeur. Et ce sera un chant de conscience, un chant de méditation. Ce sera le chant d'un oiseau unique lançant un appel dans l'immensité -- non pas appelant quelqu'un en particulier, mais simplement l'envie de crier parce que le coeur est rempli, parce que le nuage est gorgé et a envie de pleuvoir, parce que la fleur est pleine, les pétales ouverts et le parfum libéré... sans destination aucune.
Que votre solitude soit une danse.
[Osho - The Psychology of the Esoteric, Ch. 2, 4 February 1971]
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La méditation n'est rien d'autre qu'un truc pour vous rendre conscient de votre Moi réel -- qui n'est pas créé par vous, qui n'a pas besoin d'être créé par vous, que vous êtes déjà. Vous êtes né avec. Vous l'ETES! Il a seulement besoin d'être découvert. A condition que la société le permette; et aucune société ne le permet parce que le Moi réel est dangereux: dangereux pour l'Eglise établie, dangereux pour l'Etat, dangereux pour la foule, dangereux pour la tradition, car un homme qui connaît son Moi réel devient un idividu.
Il n'appartient plus à la psychologie des foules, il ne sera plus superstitieux, il ne sera plus exploité, il ne sera plus mené comme on mène le bétail, il ne sera plus ordonné ni commandé. Il vivra selon sa lumière; il vivra de sa propre intériorité. Sa vie aura une énorme beauté, une grande intégrité. Mais c'est cela justement qui fait peur à la société.
Les personnes intégrées ou réalisées deviennent des individus, et la société veut que vous soyez des non-individus. Au lieu de l'individualité, la société vous apprend à être une personnalité. Le mot "personnalité" mérite d'être compris. Il provient de la racine "persona", qui veut dire "masque". La société vous donne une fausse idée de qui vous êtes: elle vous donne juste un jouet, et vous passez toute votre vie accroché à ce jouet.
Comme je peux le constater, pratiquement personne n'est à la bonne place. La personne qui aurait dû être un médecin comblé est peintre et celle qui aurait dû être un peintre comblé se retrouve médecin. Personne ne semble être là où il devrait être; c'est pourquoi toute la société est dans une telle pagaille. La personne est dirigée par les autres: elle n'est pas dirigée par sa propre intuition.
La méditation vous aide à faire croître votre faculté intuitive. Elle vous permet de voir plus clair en vous, ce qui vous convient le mieux, ce qui vous aide à fleurir. Et peu importe ce que ça sera, cela sera différent pour chaque individu -- tel est le sens du mot "individuel": chacun est unique. Et rechercher et aspirer à votre unicité n'est pas une mince affaire. C'est même une grande aventure!
[Osho - Meditation - The First and Last Freedom. ]
13:05 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : méditation, silence, être, amour, vie, intelligence, liberté
13.09.2007
Valeur d'émerveillement
« La raison d'être de la pensée n'est pas de connaître abstraitement les choses et les êtres. [...] Certaines personnes [...] éprouvent une difficulté radicale à rencontrer le particulier. Chaque événement, chaque chose vaut bien peu par rapport à la considération abstraite qu'elles peuvent en faire. Elles assimilent ce qui se passe à du déjà connu, à des catégories qui tiennent lieu de réalité.[...] La valeur d'émerveillement vient du fait [qu'un objet, une personne, un événement] vaut dans sa réalité plus que toutes les hypothèses réunies. »
D. Pelletier (L'arc-en-soi)
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Citation du jour
La sagesse commence dans l'émerveillement. [Socrate]
21:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, éveil, être, réalité
09.09.2007
De l'Amour
![]() Dit-on souvent; c’est à la fois vrai et faux. Ce qui est dans le temps se dissipe comme lui; Ce qui est éternel en lui reste miraculeusement — Profondément ancré dans la mélodie De l’Être, laquelle était avant le rêve terrestre. | |
| [F. Schuon, Lieder ohne Namen VI] | |
20:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amour, être
07.09.2007
Vocation

S'émerveiller de ce qui est... Telle est en toute simplicité la vocation de cet espace.
On peut passer la moitié de sa vie complètement happé, fasciné, subjugué par le monde, par ce qu'on croit être LA réalité. Aussi sera-t-il peut être intéressant de consacrer le restant de ses jours à porter l'attention sur cela même qui était happé, fasciné, subjugué...
Qui suis-je? Que suis-je? Comment suis-je à même de reconnaître l'arbre qui est là devant moi, le ciel derrière, les nuages, les étoiles, les bruits, m'émerveiller de leur présence, vibrer à leur silencieuse musique?
Ne sont-ils pas déjà en moi? Ne suis-je pas l'univers-même contenant toute chose, me regardant à travers l'une de mes infinies lucarnes? Ces yeux qui regardent... qui est juste derrière?
Mon Dieu! Et si c'était vrai!
Xence
20:15 Publié dans Spiritualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, univers, conscience, moi, dieu, être, éveil








