20.05.2008

Un jour

 

 

Un jour,

hors de ce cocon de chair

je m’élèverai comme un oiseau doré aux ailes silencieuses

gracieux comme la fumée d’une flamme s’éteignant.

Je ne rêverai plus d’endroits

Caché – en secret dans les fentes du paradis

où les pieds ne laissent plus d’empreintes.

Un jour,

je marcherai dans les jardins, tenant les mains

de ma création et du créateur.

Nous nous toucherons

comme les amoureux déchirés par la mort

pour dire au revoir.

Nous serons étendus dans les bras l’un de l’autre

jusqu’à ce que nous nous éveillions unis

invisibles aux autres.

Un jour,

j’isolerai la partie de moi

qui est toujours présente.

Je danserai avec elle

comme le reflet de la lune sur l’eau.

Je la retiendrai pour moi dans une longue étreinte

qui bat la perfection

dans l’hymne du gardien des chants.

Un jour,

lorsque je me recroquevillerai en moi

je rêverai à toi

cet animal fait de peau et d’os.

Je soupirerai afin de connaître encore ta vie.

Je te rechercherai

comme tu me recherches maintenant.

Quelle magie !

Gloire à l’aspiration à l’inconnu !

Celui qui recherche toujours le soi

qui trompe les apparences.

Qui rêve lui-même éveillé et endormi.

Qui sait que les deux faces du canevas

sont peintes, attendant que les autres

se moulent à nouveau.

James

Extrait du site des Wingmakers ( Poèmes pdf )